On ne naît pas sauveteur… mais on peut le devenir ! Pour cela, la Ville de Lyon et la Fédération française de cardiologie organisent la Semaine des gestes qui sauvent, du 13 au 18 mai. Au programme : initiations aux bons gestes, village santé, stands de prévention …

 

Derrière un slogan-clin d’œil fédérateur, “Qui ne sauve pas n’est pas Lyonnais », cette semaine citoyenne est un engagement fort en matière de santé publique et veut enseigner, ou rappeler, comment réagir dans des situations graves et susceptibles de nous concerner tous : arrêt cardiaque, urgence vitale ou tout type de blessure qui nécessite de l’assistance.

En savoir plus sur les défibrillateurs : sauver une vie est à la portée de tous !

Temps fort : Le village des premiers secours – Samedi 18 mai à partir de 10h, Place Bellecour

En raison de manifestations récurrentes place Bellecour le samedi, le Village et ses animations se termineront à 16h au lieu de 18h.

Un village des premiers secours proposera des défis et autres animations pour sensibiliser de façon ludique les Lyonnais. On y trouvera : chaîne du massage, initiations aux gestes qui sauvent et une campagne en faveur du don du sang. En cas d’impossibilité d’organiser l’événement sur la place, une solution de repli sera communiquée en temps utiles.

Des formations gratuites aux gestes de secours sont également programmées dans les différentes casernes de sapeurs-pompiers du SMDIS, de 8h45 à 16h, avec notamment des sessions d’initiation adaptées aux enfants dès 10 ans. Il n’est jamais trop tôt pour se former.

S’inscrire en ligne aux sessions de formation

Programme du 13 au 18 mai : les sessions de formation

Tout au long de la semaine des sessions de formation pour initier tout un chacun aux gestes de premiers secours sont organisées par les différents partenaires de l’opération.

– Lundi 13 mai de 11h-19h – Espace Jean Couty, 1 rue de la Pépinière Royale (Lyon 9e)
Une collecte de sang est organisée par l’EFS sous la bannière « Qui ne sauve pas n’est pas Lyonnais ». Un « défi-massage » est également proposé par les jeunes du Service Civique pour évaluer, de manière ludique, votre pratique du massage cardiaque.
Entrée libre

– Mercredi 15 mai 11h-17h – Centre commercial de Lyon Part-Dieu
Initiations gratuites aux gestes qui sauvent proposées par la Fédération Française de Cardiologie. Sept séances de 45 minutes, ouvertes dès l’âge de 10 ans, animées par le Comité d’Animation Sociale et Culturelle des sapeurs-pompiers (CASC) et la FFC.


– Mercredi 15 mai 14h-18h – Centre Nautique Tony Bertrand, 8 quai Claude Bernard (Lyon7e)

Les maîtres-nageurs sauveteurs de la Ville de Lyon proposent aux nageurs des démonstrations de sauvetage et de la chaîne de secours dans le cadre des « journées nationales de prévention contre la noyade » avec le soutien des sapeurs-pompiers du SDMIS et du Samu.
 
– Jeudi 16 mai 10h-17h – Fédération Française de Cardiologie, 5 place Edgar Quinet (Lyon 6e)
Reconnaître l’arrêt cardiaque, appeler les secours, apprendre le massage cardiaque et savoir utiliser un défibrillateur. Séances d’initiations avec mannequins mesurant l’efficacité du massage. Animées par des cardiologues, médecins et infirmières. Conseils et documentation sur les gestes qui sauvent et la prévention pour réduire le risque cardiovasculaire.
Portes ouvertes – Entrée libre
 
– Jeudi 16 mai 17h-19h – Médiathèque du Bachut, 2 place du 11 Novembre 1918 (Lyon 8e)
Conférence débat gratuit sur la « Prise en charge de l’arrêt cardiaque chez l’adulte et l’enfant ». Animée par le Dr Jean Boutarin, cardiologue et le Dr François Sassolas, cardio-pédiatre de la Fédération Française de Cardiologie. Démonstration du massage cardiaque et de l’utilisation d’un défibrillateur après la conférence.
 
– Jeudi 16 mai 17h30-20h à l’Espace Jean Couty, 1 rue de la Pépinière Royale (Lyon 9e)
Cet atelier de 2h30, sur les gestes à faire par les parents en cas de problèmes liés à des pathologies du quotidien des tout-petits, s’adresse particulièrement aux jeunes parents. Il s’agit de gestes préventifs afin d’éviter des complications médicales.
Cette séance d’information est proposée par la mairie du 9e et animée par l’association Courlygones.
 
– Vendredi 17 mai 18h-19h30 – Mairie annexe du 5e, 5 place du Petit Collège (Lyon 5e)
Conférence gratuite sur « le coeur des femmes », proposée par la Fédération Française de Cardiologie et animée par le Dr. Francois Baur, cardiologue et le Dr. Michèle Delcourt, gynécologue. Les maladies cardio-vasculaires sont la première cause de mortalité chez les femmes en France. Comment les prévenir, les dépister et les traiter.
 
– Vendredi 17 mai 17h30-19h30 – Stade des Chartreux, 57 rue Henri Gorjus (Lyon 4e)
Initiations gratuites aux gestes qui sauvent avec un focus sur l’activité sportive.
 
– Samedi 18 mai 8h45 – 16h – Caserne des pompiers

Sessions de formation gratuites de 2 heures, les sapeurs-pompiers du SDMIS vous initient aux différents gestes de secours. Dès l’âge de 10 ans.

Un autre avantage à la tétée précoce est lié à la libération d’ocytocine pendant la tétée. Cette hormone entraîne des contractions utérines, qui vont permettre une évacuation du placenta plus facile, une diminution du risque d’hémorragie de la délivrance et un meilleur retour de l’utérus à sa taille « habituelle ».

Les jours suivant, à la maternité et même au retour à domicile, continuer le peau à peau permet d’apprendre à se connaitre, et permet aussi au bébé de développer ses capacités à se diriger vers le sein et à l’attraper. De plus, le plaisir ainsi procuré à la maman va libérer de l’ocytocine, l’hormone du plaisir, qui va jouer son rôle de stimulation de la lactation.

Pratiquer le peau à peau même en dehors des « heures de tétées » permettra aussi à la maman d’apprendre à repérer les signes d’éveil et de faim de son bébé.

Un autre point important à respecter les premiers jours et de laisser le bébé téter dès qu’il le demande. En effet, il passe d’un environnement où il était nourri en continu par le cordon ombilical à une alimentation « fractionnée ». Son organisme et son système digestif doivent s’habituer à ce nouveau mode d’alimentation. Le laisser téter à la demande lui permet d’acquérir la notion de satiété et d’apprendre à gérer le besoin, le manque.

Le colostrum est ultra-assimilable, il est digéré en 20 minutes (le lait « mature », c’est-à-dire après la montée de lait, se digère quant à lui en environ 60 à 90 minutes), et la capacité de l’estomac du nouveau-né est d’environ 5 à 10 ml à la naissance (pour atteindre environ 40ml à J4). Ceci explique pourquoi un nouveau-né a besoin de tétées rapprochées les premiers jours et qu’il faut le laisser faire.

Cela étant dit, je vous laisse vous faire votre propre opinion sur les bébés à qui on propose un biberon de 60 ml dès la naissance…

D’autre part, on l’a vu dans la physiologie de la lactation, chaque tétée stimule la sécrétion de prolactine, hormone permettant la production de lait.

Après quelques heures bien éveillé juste après la naissance, le bébé va entrer dans une phase au cours de laquelle il va avoir besoin de récupérer. Les 24 premières heures, bébé est donc souvent un peu endormi, et les mises au sein vont être un peu difficiles. Cette période sera facilitée si le bébé a déjà tété efficacement à la naissance. S’il est trop endormi pour téter, une méthode simple : maman fait sortir elle-même le lait avec sa main (on dit « exprimer », et ne vous inquiétez pas, je vous prépare un article sur cette technique) et fait couler les gouttes directement dans la bouche du bébé. Même endormi, ce dernier est capable de déglutir. Il a un apport calorique sans avoir à dépenser d’énergie, et va ainsi reprendre des forces. Quelques gouttes suffisent, mais de façon rapprochée.

Entre 24 et 36h de vie, il se réveille, est plus apte à téter, vous découvrez ensemble la technique et vous guidez mutuellement. Bien sûr, le personnel de la maternité est là pour vous accompagner.

A partir de 36h de vie, les hormones chutent chez la mère (provoquant le baby-blues), et dans une moindre mesure chez le bébé. Ce dernier peut présenter une alternance de pleurs et d’irritabilité qui n’ont rien à voir avec une mauvaise prise alimentaire au sein. En avoir conscience permet de mieux y faire face. D’autant plus que c’est aussi aux alentours de la 3e nuit qu’a lieu la montée de lait. La production de lait augmente d’un seul coup et la composition du lait change. Les seins peuvent être tendus et douloureux, ce qui peut rendre les tétées difficiles et potentiellement douloureuses pour la mère. N’hésitez pas à demander de l’aide au personnel de la maternité pour vous accompagner lors de cette phase « d’accumulation ».

Parallèlement, on a déjà vu que la prolactine avait une activité accrue la nuit. Malgré la fatigue, il ne faut donc pas négliger les tétées de nuit afin de favoriser un bon démarrage de l’allaitement. A la maternité, préférez donc garder votre bébé avec vous la nuit et vous reposer la journée (pourquoi pas en limitant les visites…). En effet, certaines maternités proposent de garder votre bébé en nurserie la nuit pour vous permettre de dormir. Or, je n’ai pas d’enfant, mais d’après mes sources, dormir en sachant son nouveau-né « loin » n’est pas franchement possible. Vous allez donc ruminer toute la nuit tout en perdant l’avantage des tétées de nuit pour lancer votre allaitement…

Une petite parenthèse « pratique » : dès la montée de lait, n’oubliez pas de porter un soutien-gorge bien adapté (sans armature métallique qui bloque les canaux) afin de maintenir les seins, éviter le relâchement des fibres de soutien et le mal de dos.

L’équipe de Courlygones est présente